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C’est décidé !

La dernière fois que j’ai posté, ce n’était pas pour une bonne nouvelle, c’était pour clore une grossesse, encore.
Depuis, heureusement, après contrôle gynéco, tout va bien, mon utérus est « propre ». J’avais peur d’une intervention que j’ai pu éviter, avec la FC qui s’est déclenchée naturellement et aussi parce qu’il ne restait rien. Un gros souci en moins.
J’aurai espéré une nouvelle grossesse avant mon retour de couche qui a débarqué mi septembre, et non. Nous voilà donc, toujours, en essais.

Mais ce n’est pas de ça dont je vais te parler aujourd’hui. Non. Mais plutôt reconversion professionnelle.

Plus jeune, j’ai fais des études scientifiques spécialisées dans l’agro-alimentaire (j’ai un M1 en biochimie). J’ai surtout bossé dans la qualité, et je me suis spécialisée là dedans. Ma foi ça me plaisait bien. Et puis, j’ai changé de région, j’ai changé aussi, j’ai eu plus de mal à trouver du boulot et puis j’ai eu TiChou. Là j’ai vraiment changé. Ce métier ne me correspondait plus. Quand TiChou a eu un an, j’ai voulu retravailler mais pas dans ça et garder du temps pour lui, me rendre utile aussi. Et me voilà AVS, et là AESH.
Plusieurs fois on m’a demandé ce que je faisais là, avec mes diplômes, pourquoi je n’allais pas plus loin. En lycée, je ne me voyais pas faire prof, pas envie d’être mobile. Et puis, quand je suis arrivée en primaire (que je n’avais pas demandé à la base comme quoi), là ça m’a travaillé : instit pourquoi pas ! Et puis j’avais loupé les inscriptions, j’étais tombé enceinte, je m’étais dis, la prochaine fois !
Cet été j’ai regardé comment je pourrais me préparer. A moindre coût j’ai pensé faire un M1 dans l’enseignement en formation continue, mais trop tard. Et puis encore une grossesse ça remet en question et en pause, puis non plus de grossesse. Au final je ne fais que repousser :/
Et puis, une copine qui faisait du handball avec moi prend contact avec M. Koala pour vendre sa maison (il est agent immobilier, je ne sais pas si je te l’ai déjà dit). J’apprends qu’elle s’est reconvertie, qu’elle a passé le concours, l’a eu et commence en tant que stagiaire. Du coup j’ai pu lui poser des questions.

Tout ça a relancé finalement un peu plus ma motivation. Bon elle, elle a pris une année sabbatique rien que pour bosser son concours, moi je peux pas et ça, ça me rassure pas :/
Par contre, elle me parle de son organisme de préparation (que j’avais déjà regardé mais cher) et de son aide « égalité des chances ». Du coup, me voilà sur leur site à monter un dossier et à regarder l’inscription au concours. Aide que j’ai obtenue 🙂
Me voilà inscrite en prépa chez objectif CRPE 🙂
Par où commencer? :/
Il me reste à me décider sur le domaine du dossier à l’oral, au choix : sciences et technologies, histoire, géographie, histoire des arts, arts visuels, éducation musicale, enseignement moral et civique, langues vivantes étrangères (à priori soit sciences soit histoire) et à l’ordre de mes vœux (académie de Toulouse, quoi mettre après le 82) et je valide (date limite le 10/10 à 17h).

Truc de dingue, j’ai super peur, je ne veux pas rater, mais voilà, y a du boulot, j’ai la pression.
Et peur aussi que si jamais une grossesse est lancée et va jusqu’au bout (oui hein on sait jamais) et que j’ai ce concours (oui tout d’un coup, de la chance, pourquoi pas) comment je vais faire????
Et si j’accouchais entre l’écrit et l’oral? mdrrr
Mais pfff sinon je repousse mais toujours pas de bébé au final, donc bon…je me débrouillerai…

Suis-je folle? :p

 

HvNoRpyc

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En ce jour de fête des mamans…

En ce jour de fête des mamans, je suis partagée.
Partagée entre l’immense plaisir d’avoir reçu de la part de TiChou un cadre peint et un poème et le manque de mes anges.

TiChou, 3 ans et demi, en petite section de maternelle, m’a apporté tout fier son oeuvre (non sans avoir vendu la mèche avant ^^) et m’a récité sa première poésie.
Séquence émotion pleine de choupitude 🙂

Je mesure encore plus aujourd’hui, l’immense chance d’avoir TiChou près de moi et qu’il soit tout heureux de me fêter ce jour si particulier.
Je pense à toute celles qui, aujourd’hui, n’ont rien reçu, ou partiellement, car elle ont un ange là haut.

Gabriel aurait 8 mois, et j’aurai sûrement reçu, comme pour TiChou, ses empreintes à la peinture formant un cœur, une fleur ou autre en revenant de la crèche.
Elaïa serait encore dans mon ventre, bien au chaud, dans le 8ème mois.
La vie en a voulu autrement, et aujourd’hui, encore plus, je pense à eux.

Ce mois-ci, j’ai voulu positiver à fond, à me dire que, cette fois-ci, je pourrais avoir un cadeau supplémentaire. Tellement, que la semaine dernière j’avais acheté un test de grossesse. Avec 2 jours jours de retard, j’aurai pu faire un test aujourd’hui! Sur le papier ça aurait été chouette. Vendredi, jour J, rien, j’y crois. Samedi matin, rien, la banane. Et c’est arrivé dans l’aprem. Dé-gou-tée ! Encore, mon corps n’est pas si sadique que ça. Certes, un jour de retard et j’y ai cru, mais il m’a épargné d’y croire plus et de cramer un test pour rien ce matin…
Mais voilà, pas de surprise, ce jour 😦

A suivre…

 

 

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J’ai vu le film-docu « Et je choisis de vivre »

facebook

Dimanche soir je suis allée voir le film-docu « Et je choisis de vivre » en avant première, au cinéma Lumière à L’Union (31).

C’est un film que j’attendais avec impatience. J’avais pris le train en route en découvrant le projet et vraiment j’en avait été attiré.

 

Explications :

Et je choisis de vivre est un projet de film documentaire qui nous invite à traverser avec douceur et sincérité l’épreuve de la perte d’un enfant. Vivre cette expérience, c’est aller à la rencontre de cet élan de vie plus fort que la mort.

 

Synopsis :

70 min – Réalisé par Nans Thomassey et Damien Boyer
Numéro Visa CNC 2019001394 – Code distributeur associé 4886 – ORAWA

« Quand on perd son père ou sa mère on est orpheline, quand on perd son conjoint on est veuve mais quand on perd son enfant, il n’y a plus de mots »

À tout juste 30 ans, Amande perd son enfant. Pour se reconstruire, elle entreprend alors un parcours initiatique dans la Drôme, accompagnée de son ami réalisateur, Nans Thomassey. Ensemble, et sous l’œil de la caméra, ils partent à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont, comme Amande, vécu la perte d’un enfant.

De cette quête de sens naît Et je choisis de vivreun film sur le deuil, à la fois sensible, émouvant et rempli d’espoir.

 

Bande annonce

 

Origine du projet :

Après l’enterrement de Gaspar, rien ne semble pouvoir empêcher Amande d’être engloutie par ce vide qui s’ouvre devant elle. Pour se libérer du désespoir qui les submerge, Amande et Guillaume, son compagnon, s’engagent dans une marche. Aussitôt, une chaîne d’amitié et de partage se forge avec ceux qui ont éprouvé la même indicible douleur.

Pour Amande, naît alors une idée de film qui pourrait être vu par le plus grand nombre afin d’apporter des clés et des témoignages porteurs d’espoir. Elle en parle à son ami d’enfance Nans Thomassey (Nus et Culottés – Série TV France 5) qui commence à écrire un scénario, enthousiasmé par l’idée.

Convaincu de l’importance du sujet, Nans commence à contacter différents producteurs mais se heurte très rapidement à la réticence que suscite la mort, un sujet tabou et peu créateur d’audience dans une société qui cherche à dissimuler la faiblesse et la douleur. Nans se rapproche alors de son ami Damien Boyer, producteur, qui accepte de se lancer dans l’aventure…  Le film qu’ils vont réaliser ensemble permettra au public de se mettre dans les pas d’Amande et de progresser avec elle dans la libération.

Pour récolter des fonds, l’équipe entame un tour de France et présente son film lors de 15 conférences « Deuil et renaissance ». L’engouement est au rendez-vous puisque près de 1 500 personnes y participent.

En parallèle, l’opération de financement participatif qu’ils ont organisée est un véritable succès : elle devient la 2e plus grosse levée de fonds en ligne (plus de 2 000 donateurs) pour un film après celle du film Demain

 

Les réalisateurs :

  • Nans Thomassey : je l’avais déjà vu dans « Nus et culottés« . Si tu connais pas je te conseille cette émission, vraiment sympa, où Nans et son ami partent nus comme des vers avec un fou projet en tête à chaque fois et ils doivent se débrouiller pour le faire sans dépenser d’argent (don ou travail), tout en se faisant habiller… J’ai découvert donc Nans avec cette émission et je l’ai trouvé très humain. Il est l’ami d’Amande et ce projet qu’il met en place avec elle est un véritable cadeau.
  • Damien Boyer : je l’ai rencontré après la diffusion du film, il était présent pour le débat. Très humain également une chouette personne.

 

Le prochain projet :

C’est une plateforme internet d’aide pour le deuil qui sera lancée en même temps que la sortie officielle du film début juin : https://www.mieux-traverser-le-deuil.fr/
Hâte de voir tout ça car vraiment c’est d’utilité publique.

 

Ce que j’en ai pensé :

Ce film est très touchant, forcément. Comme c’est encore à vif pour moi, je t’avoue que j’ai pleuré quasiment tout le long. Mais j’ai aussi souri et ri. Cette randonnée à travers la nature est apaisante. On y entend le bruit de l’eau et les feuilles descendre doucement la rivière, les somptueuses couleurs de l’automne, les paysages magnifiques… Amande va faire différentes rencontres, comme par exemple avec un thérapeute, Christophe Fauré, (j’ai eu aussi l’occasion de voir une conférence en vidéo et j’aime beaucoup son discours, vrai, déculpabilisant, tourné vers l’espoir… quelqu’un que j’aurai aimé rencontrer quand j’étais au plus bas, et pourquoi pas même maintenant), des personnes ou familles ayant vécu le deuil d’un enfant chacune à leur manière et qui en ont ressorti une force de vie, un choix de vie et nous le raconter.
J’ai donc beaucoup aimé, c’est passé vite et j’aurai aimé en voir plus. Mais bon, le film aurait été super long ^^. Ceci dit, Damien a dit que des morceaux du film coupés ou plus longs seront mis en ligne 🙂
Enfin, un film qui parle du deuil, notamment d’un tout petit, fallait oser. Il va résonner pour toutes les mam’anges comme moi, tous les parents endeuillés et leurs proches mais pas seulement.
Je vous le recommande donc et j’ai plein d’espoir aussi pour le site internet dédié au deuil.
Les maîtres mots : bienveillance, empathie, écoute, voir le positif de la vie, se reconnecter avec soi-même, accueillir les émotions, enlever la culpabilité lors de moments de bonheur, espoir

Tu trouveras toutes les projections ici. S’il n’y en a pas près de chez toi, tu peux aider en devenant ambassadeur et organiser une projection ici.

Bon visionnage et n’hésite pas à venir en parler ici (en commentaire) et sur la page Facebook 😉 (sous ce post)

 

 

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La biopsie du trophoblaste, un goût de déjà vu…

Lundi je me rends donc au CHU de Toulouse, au même service, diagnostic anténatal.

Je suis partie bien plus d’1h avant mais j’ai été bloquée… Les gilets jaunes bloquaient le péage. C’était long…J’avais peur qu’on me dise de revenir un autre jour 😦
J’appelle pour prévenir, ouf, je ne suis pas la seule, le personnel aussi. On me dit de ne pas m’inquiéter, que j’arrive tranquille.

J’arrive avec 1h de retard…
Il faut attendre d’être appelé, faire le dossier, puis la secrétaire m’amène à la salle d’attente juste avant le SAS du bloc.
J’attends…c’est long.
On vient me chercher et on m’amène dans une cabine. Il faut se déshabiller (sauf le soutif), mettre charlotte, sur-chaussures, blouse ouverte devant. J’attends et on revient me chercher.
Revenir dans cette salle…quelle angoisse.
Il y a le même personnel que la première fois, avec en plus, une interne sage-femme et une interne gynécologue. Cette dernière me parle de mon ange, je me mets à pleurer, elle s’excuse 😦
On me dit que le professeur (le même) va arriver. Pendant ce temps l’interne en gynéco regarde à l’écho. Et là, je me dis que j’espère que c’est lui qui va faire la ponction et pas elle… Attention, je sais qu’elle doit apprendre itou hein, mais…c’est stressant et douloureux donc bon, pas trop envie quoi.
Manque de bol, elle fait le geste et il assiste.
je dis manque de bol car ce que je craignais arrive… Une fois son prélèvement fait, tous regardent et « pas de matériel »… et là c’est plus fort que moi je dis « oh non » et on m’annonce qu’on va devoir recommencer. Là c’est lui qui le fait, je le sens passer. C’est trèèèèèès douloureux. J’avais pas ce souvenir 😦
M’enfin c’est efficace, y en a beaucoup cette fois-ci, ouf.
Les même phrases sont répétées… Et celle du professeur qui m’avait choquée « vous vous reposez aujourd’hui et dès demain vous pouvez reprendre vos activités normales », cette fois, ça m’a plus donné envie de soupirer. J’ai rien dis, mais sérieux, y a le physique mais y a aussi le psychique. Et je pense sincèrement qu’il est difficile de reprendre une vie normale après.
D’ailleurs, selon les CHU c’est différent. Y en a qui préconisent bien 2-3 jours de repos, d’autres qui vous font un arrêt. Pour la même opération, pas le même discours ni la même prise en charge selon où vous allez. Dingue quand même. C’est à se demander si on vit dans le même pays…
Mais cette fois, comme je savais, j’ai demandé à mon médecin traitant de m’arrêter une semaine. Au moins je peux me reposer et attendre les résultats du fish test.

Je pars.
Je l’ai pas vécu comme la première fois. Moralement je veux dire. Niveau douleur j’ai mal. Selon le mouvement, si je tousse où on me touche, j’ai l’impression de sentir encore l’aiguille en moi. C’est comme un hématome en interne, il ne se voit pas sur mon ventre, mais je le sens.

J’ai envie d’y croire, parce que JE VEUX (en fin j’aimerai) que tout aille bien.
Mais j’ai peur d’être trop confiante… On tombe toujours de haut quand on nous annonce une mauvaise nouvelle 😦
Je garde mon téléphone près de moi et j’attends…avec espoir et appréhension.

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Echo de datation du petit arc en ciel

J’ai attendu cette écho avec impatience (et là j’attends la prochaine de la même manière). Pour l’instant bébé va bien mais je ne sais rien de plus, normal c’est trop tôt. Envie de cette écho et en même temps regarder bébé m’est difficile, comme si l’attachement était redouté. Date de conception qui sera affinée mais qui daterai du 22 octobre dernier.

On a parlé, tri-test, DPNI… ce qui peut rassurer ou pas, ce qu’il faut faire. Ma sage-femme ne m’avait pas parler du tri-test mais de faire le DPNI directement mais l’échographiste a dit qu’on regarderait surtout le bilan hormonal (pour mon ange j’avais un taux de béta HCG très élevé). Mais forcément, je suppose que le résultat (probabilité) ne sera pas très bon (normalement 1/100 déjà si antécédent). Elle me conseille plutôt de faire le DPNI un mois après l’écho du premier trimestre pour avoir le plus d’ADN fœtal possible. Ca va faire long à attendre… :/ Je n’ai pas pensé à le demander mais j’aimerai une écho morpho précoce aussi.

Voici bébé à 9 SA + 4 environ :

Au début il se présentait en boulette sur le ventre

9 SA dodo sur le ventre

Puis il s’est décidé à se retourner

9 SA de profil

Les images sont pas mal car j’ai pu les récupérer via une application avec un code d’accès. Bien pensé !

 

Et TiChou? (ben oui des news !)
Il parle souvent du bébé dans mon bidou, lui chante des chansons…c’est trop mignon. Pour le rassurer je le projette beaucoup de quand le bébé sera là. Moi j’ai des craintes mais j’essaie que lui n’en ai pas. Je sais pas si je fais bien mais ça le rend plus serein.
J’ai mis un ours en peluche avec des ailes brodé « Gabriel » au pied du sapin. Il sait que c’est pour le petit bébé « Gabiel » comme il dit.
Pour l’instant donc il a l’air ravi 🙂

Prochaine écho, du premier trimestre, prévu le 2 janvier.
La mesure de la clarté nuccale m’angoisse…pourtant, mon ange n’en avait pas une mauvaise.

A suivre…

 

 

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Premiers rdv

Lundi soir premier rdv avec ma sage femme. Je me demandais si elle allait me recevoir dans son bureau ou si, comme une fois pour mon ange, dans le cabinet d’un gynéco absent et me faire voir bébé.
J’arrive donc à la maternité. Celle où j’ai eu TiChou et celle où j’ai laissé mon ange. Je passe dans le couloir et repasse devant LA chambre. Celle en début de couloir, isolée, où l’on accueille les mamans pour les IVG, IMG… Celle où j’ai été, celle où je sais sa fonction maintenant. dans le couloir, des familles, une maman sur un brancard, des bébés qu’on entend pleurer.
Je vais jusqu’au bureau des sages femmes et je demande où reçoit A. F. La sage femme se retourne. Je la reconnait très bien, elle était (avec une autre) à mon accouchement. Elle me répond qu’elle reçoit dans le bureau, que je peux patienter dans la salle d’attente, mais qu’elle aura du retard car sur un accouchement.
Je me retrouve dans la salle d’attente, seule. Je regarde autour de moi et je repense… Tout resurgi et je pleure. Je me dis à moi même qu’il faut que je me reprenne, si quelqu’un entre je ne saurai expliquer. Je sèche mes larmes. Ma sage femme arrive, s’excuse, et m’explique. Elle surveille un bébé, elle arrive dès que possible. Je suppose qu’elle n’a rien vu. Et puis ça reprend, j’ai vraiment du mal. J’arrive à stopper, souffle un bon coup, puis elle revient. On s’installe dans son bureau. Elle commence à remplir le dossier. On parle DPNI et je lui explique la prise en charge au CHU. On parle dates pour les échos. Je prends sur moi, je me retiens, et je craque. A quel moment je sais plus. Elle me regarde et me dit qu’elle attendait ça, que c’était normal, le contraire ne l’aurait pas été. Elle me dit qu’avec ce qui m’est arrivé, je sais qu’une grossesse peut ne pas se passer comme prévu. Qu’on ne peut pas savoir à l’avance. Que pour la trisomie, c’était pas génétique, et qu’il n’y a pas de raison pour que ça se reproduise, sans garantir non plus, comme le reste. Non elle ne peut pas m’assurer que j’aurai bébé dans mes bras, ce qu’elle espère, et je le sais.
Je lui dis mes peurs, mes craintes et la difficulté à m’investir dans cette grossesse. Elle me dit que c’est normal et que pour être déjà « rassurée » qu’il y ait bien un bébé, que se soit pas un oeuf clair, que la grossesse évolue, m’encourage à demander lors du rdv pour l’écho de datation, une écho rapidement pour un contrôle. Je réponds que oui, ça m’aiderait. Et je rentre.
A la maison, je retiens mes larmes, mais le soir au coucher, je peux plus. Je suis câlinée par mon homme qui me demande si je suis enrhumée (non), si je pleure (je réponds que non) et qui pense que c’est parce que j’ai pleuré avant (j’arrive à être discrète). J’ai du mal à m’endormir et quand ça sera le cas ça sera en pleurant.

Dès le lendemain j’appelle la sage femme échographiste. Je remarque que depuis, elle a un secrétariat. Quand j’arrive à avoir quelqu’un je lui explique pour le rdv et dit qu’au vu de mes antécédents j’aimerai un rdv plus tôt également pour être rassurée si présence ou pas de bébé, et elle me dit que la sage femme est absente jusqu’à jeudi mais qu’elle va lui parler pour lui poser la question. En fin de journée je découvre un message et rappelle. J’ai une nouvelle secrétaire qui me lit le message. Apparemment, la précédente n’a pas compris ou su expliquer, la réponse de la sage femme est qu’à ce stade on ne verra pas la trisomie. Ben oui, je sais, pour ma précédente grossesse on avait pas vu à celle du premier trimestre… Je répète donc que c’est juste pour voir si y a bien une grossesse en fait. Sauf que l’agenda est blindé et que le seul rdv qu’elle peut me proposer c’est le 30 au matin, pendant mes horaires de boulot… Je décline, pas le choix et dit que je vais me débrouiller autrement. En rentrant j’envoi un SMS à ma sage femme en lui expliquant la situation et je lui demande si elle a un plan B. Elle me répond le lendemain. Le gynéco qui m’avait suivi pour l’IMG ouvre exceptionnellement des créneaux de rdv ce samedi matin. J’appelle donc le secrétariat, qui est au courant et me fixe un rdv. Je suis soulagée.

Le reste de la semaine j’attends, c’est long.

Ce matin (enfin), je vais au rdv. Le gynéco me demande comment je vais et je lui dit pourquoi je suis là. Il est tout jouasse et me propose direct l’écho (ne traînons pas qu’il dit ^^). C’est quand même tôt et donc on ne voit pas distinctement un bébé, mais on voit très bien une forme (haricot ^^) avec le petit coeur qui clignote 🙂
Il y a donc bien un bébé qui va bien.

Je suis soulagée mais reste sur la réserve. Prochaine étape, l’écho de datation le 14/12. Ca va être long… J’aurai pu la faire une semaine plus tôt, mais bien sûr, agenda blindé au cabinet :/

Cette semaine, j’ai lu à TiChou le livre « Léa n’est pas là » qu’on peut trouver en téléchargement ou en commande sur le site de l’association Petite Emilie. Je n’avait pas eu la force de lui lire avant. Il en a parlé pendant donc je pense qu’il comprend bien. J’en ai profité pour lui dire que notre petit ange, était au ciel, qu’il n’était pas là et que si bébé dans le bidou, ça ne serait pas lui mais un autre bébé (en gros hein) et qu’on espérait très fort que ce dernier ne serait pas malade, qu’on puisse l’accueillir. Le but étant qu’il fasse  la différence entre les 2.
J’ai suggéré qu’on demande un petit bébé dans mon bidou pour Noël, mais TiChou a de suite répondu que lui voulait un vélo à pédales ^^. J’ai répondu oui bien sûr que lui pouvait demander un vélo et moi le bébé, ce à quoi il m’a répété que lui voulait le vélo (très important) et ok pour maman le bébé (ouf).

Je me suis beaucoup posé la question de quand lui dire. Ma première idée était au premier trimestre, car c’est long déjà l’attente d’un bébé. Sachant que de toute façon, on peut apprendre une mauvaise nouvelle après, mais avant aussi. Si cela ne devait pas bien se passer, de toute façon il le ressentirai. Pas de tabou ici de toute façon et je ne peut rien lui cacher, il voit très bien quand je suis triste. Alors, je lui ai montré la photo de l’écho. Au début tout content il me dit que c’était lui quand il était dans mon bidou. Je lui réponds que non, j’en ai de lui, que je peux lui montrer s’il le souhaite, mais que celle-ci date d’aujourd’hui, que c’est un bébé (mais pas lui). Hum…il a pas été ravi au départ. Et puis je lui ai parlé, j’ai sorti le livre « Les p’tits docs : le bébé » ça a l’air de bien passer (en tout cas il m’a redemandé le livre en histoire du soir). Je lui ai proposé qu’à chaque fois que j’aurai des photos du bébé, je lui montrerai. Ma foi il voulait bien donc bon, à voir. Je pense que ça sera un « travail d’acceptation » à faire et , si tout va bien, on aura du temps pour le faire 🙂

A suivre…

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Arc en ciel?

J’ai passé des vacances, avec TiChou, puis un peu à 3 et avec M. Koala (on a laissé TiChou 3 jours chez les BP). Puis on a rejoint TiChou le week-end dernier. Chiantitude absolue : partir en week-end chez les BP en amenant les serviettes hygiéniques lavables, la cup parce que ça doit tomber ce week-end là….tssss

Et puis, week-end tranquille, chouette, ça de moins.

Mardi quand même, je me dis que mercredi j’irai faire une prise de sang, mais ne tenant plus je fais un test de grossesse (mon premier).

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Avec le retard, j’espérai mais n’osais y croire. Après ce test, j’ai pas mal pleuré. De joie, parce que j’attendais ça, vraiment, de l’espoir, mais aussi, de peur. En me disant, est-ce que cette fois ça va être bon. Est-ce que je vais arriver jusqu’au bout de cette grossesse.

J’ai voulu confirmer (ou pas) le lendemain avec une prise de sang.

pds

J’ai pas pu m’empêcher de trouver le taux pas assez haut à mon goût, mais il est là. J’ai encore pleuré.

Ça me renvoi à mon ange. Je pense à lui, à ce qu’on a vécu, comme c’était dur. J’ai envie de dire, pitié, plus jamais. J’espère que tout se passera bien et que, cette fois on aura bébé dans les bras.

J’ai hésité à appeler ma sage femme. Mais je dois bien passer par là, ce n’est pas en fermant les yeux que je serai sereine. Je dois être suivie et on verra. J’appréhende les examens… J’ai rdv le 19/11 et elle me prescrira l’écho de datation. Déjà on verra si la grossesse évolue bien, si son petit cœur bât. J’ai hâte aussi 🙂

A suivre donc…

Pour ceux qui me connaisse en privé, merci de garder cette nouvelle pour vous 😉