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Premiers rdv

Lundi soir premier rdv avec ma sage femme. Je me demandais si elle allait me recevoir dans son bureau ou si, comme une fois pour mon ange, dans le cabinet d’un gynéco absent et me faire voir bébé.
J’arrive donc à la maternité. Celle où j’ai eu TiChou et celle où j’ai laissé mon ange. Je passe dans le couloir et repasse devant LA chambre. Celle en début de couloir, isolée, où l’on accueille les mamans pour les IVG, IMG… Celle où j’ai été, celle où je sais sa fonction maintenant. dans le couloir, des familles, une maman sur un brancard, des bébés qu’on entend pleurer.
Je vais jusqu’au bureau des sages femmes et je demande où reçoit A. F. La sage femme se retourne. Je la reconnait très bien, elle était (avec une autre) à mon accouchement. Elle me répond qu’elle reçoit dans le bureau, que je peux patienter dans la salle d’attente, mais qu’elle aura du retard car sur un accouchement.
Je me retrouve dans la salle d’attente, seule. Je regarde autour de moi et je repense… Tout resurgi et je pleure. Je me dis à moi même qu’il faut que je me reprenne, si quelqu’un entre je ne saurai expliquer. Je sèche mes larmes. Ma sage femme arrive, s’excuse, et m’explique. Elle surveille un bébé, elle arrive dès que possible. Je suppose qu’elle n’a rien vu. Et puis ça reprend, j’ai vraiment du mal. J’arrive à stopper, souffle un bon coup, puis elle revient. On s’installe dans son bureau. Elle commence à remplir le dossier. On parle DPNI et je lui explique la prise en charge au CHU. On parle dates pour les échos. Je prends sur moi, je me retiens, et je craque. A quel moment je sais plus. Elle me regarde et me dit qu’elle attendait ça, que c’était normal, le contraire ne l’aurait pas été. Elle me dit qu’avec ce qui m’est arrivé, je sais qu’une grossesse peut ne pas se passer comme prévu. Qu’on ne peut pas savoir à l’avance. Que pour la trisomie, c’était pas génétique, et qu’il n’y a pas de raison pour que ça se reproduise, sans garantir non plus, comme le reste. Non elle ne peut pas m’assurer que j’aurai bébé dans mes bras, ce qu’elle espère, et je le sais.
Je lui dis mes peurs, mes craintes et la difficulté à m’investir dans cette grossesse. Elle me dit que c’est normal et que pour être déjà « rassurée » qu’il y ait bien un bébé, que se soit pas un oeuf clair, que la grossesse évolue, m’encourage à demander lors du rdv pour l’écho de datation, une écho rapidement pour un contrôle. Je réponds que oui, ça m’aiderait. Et je rentre.
A la maison, je retiens mes larmes, mais le soir au coucher, je peux plus. Je suis câlinée par mon homme qui me demande si je suis enrhumée (non), si je pleure (je réponds que non) et qui pense que c’est parce que j’ai pleuré avant (j’arrive à être discrète). J’ai du mal à m’endormir et quand ça sera le cas ça sera en pleurant.

Dès le lendemain j’appelle la sage femme échographiste. Je remarque que depuis, elle a un secrétariat. Quand j’arrive à avoir quelqu’un je lui explique pour le rdv et dit qu’au vu de mes antécédents j’aimerai un rdv plus tôt également pour être rassurée si présence ou pas de bébé, et elle me dit que la sage femme est absente jusqu’à jeudi mais qu’elle va lui parler pour lui poser la question. En fin de journée je découvre un message et rappelle. J’ai une nouvelle secrétaire qui me lit le message. Apparemment, la précédente n’a pas compris ou su expliquer, la réponse de la sage femme est qu’à ce stade on ne verra pas la trisomie. Ben oui, je sais, pour ma précédente grossesse on avait pas vu à celle du premier trimestre… Je répète donc que c’est juste pour voir si y a bien une grossesse en fait. Sauf que l’agenda est blindé et que le seul rdv qu’elle peut me proposer c’est le 30 au matin, pendant mes horaires de boulot… Je décline, pas le choix et dit que je vais me débrouiller autrement. En rentrant j’envoi un SMS à ma sage femme en lui expliquant la situation et je lui demande si elle a un plan B. Elle me répond le lendemain. Le gynéco qui m’avait suivi pour l’IMG ouvre exceptionnellement des créneaux de rdv ce samedi matin. J’appelle donc le secrétariat, qui est au courant et me fixe un rdv. Je suis soulagée.

Le reste de la semaine j’attends, c’est long.

Ce matin (enfin), je vais au rdv. Le gynéco me demande comment je vais et je lui dit pourquoi je suis là. Il est tout jouasse et me propose direct l’écho (ne traînons pas qu’il dit ^^). C’est quand même tôt et donc on ne voit pas distinctement un bébé, mais on voit très bien une forme (haricot ^^) avec le petit coeur qui clignote 🙂
Il y a donc bien un bébé qui va bien.

Je suis soulagée mais reste sur la réserve. Prochaine étape, l’écho de datation le 14/12. Ca va être long… J’aurai pu la faire une semaine plus tôt, mais bien sûr, agenda blindé au cabinet :/

Cette semaine, j’ai lu à TiChou le livre « Léa n’est pas là » qu’on peut trouver en téléchargement ou en commande sur le site de l’association Petite Emilie. Je n’avait pas eu la force de lui lire avant. Il en a parlé pendant donc je pense qu’il comprend bien. J’en ai profité pour lui dire que notre petit ange, était au ciel, qu’il n’était pas là et que si bébé dans le bidou, ça ne serait pas lui mais un autre bébé (en gros hein) et qu’on espérait très fort que ce dernier ne serait pas malade, qu’on puisse l’accueillir. Le but étant qu’il fasse  la différence entre les 2.
J’ai suggéré qu’on demande un petit bébé dans mon bidou pour Noël, mais TiChou a de suite répondu que lui voulait un vélo à pédales ^^. J’ai répondu oui bien sûr que lui pouvait demander un vélo et moi le bébé, ce à quoi il m’a répété que lui voulait le vélo (très important) et ok pour maman le bébé (ouf).

Je me suis beaucoup posé la question de quand lui dire. Ma première idée était au premier trimestre, car c’est long déjà l’attente d’un bébé. Sachant que de toute façon, on peut apprendre une mauvaise nouvelle après, mais avant aussi. Si cela ne devait pas bien se passer, de toute façon il le ressentirai. Pas de tabou ici de toute façon et je ne peut rien lui cacher, il voit très bien quand je suis triste. Alors, je lui ai montré la photo de l’écho. Au début tout content il me dit que c’était lui quand il était dans mon bidou. Je lui réponds que non, j’en ai de lui, que je peux lui montrer s’il le souhaite, mais que celle-ci date d’aujourd’hui, que c’est un bébé (mais pas lui). Hum…il a pas été ravi au départ. Et puis je lui ai parlé, j’ai sorti le livre « Les p’tits docs : le bébé » ça a l’air de bien passer (en tout cas il m’a redemandé le livre en histoire du soir). Je lui ai proposé qu’à chaque fois que j’aurai des photos du bébé, je lui montrerai. Ma foi il voulait bien donc bon, à voir. Je pense que ça sera un « travail d’acceptation » à faire et , si tout va bien, on aura du temps pour le faire 🙂

A suivre…

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Arc en ciel?

J’ai passé des vacances, avec TiChou, puis un peu à 3 et avec M. Koala (on a laissé TiChou 3 jours chez les BP). Puis on a rejoint TiChou le week-end dernier. Chiantitude absolue : partir en week-end chez les BP en amenant les serviettes hygiéniques lavables, la cup parce que ça doit tomber ce week-end là….tssss

Et puis, week-end tranquille, chouette, ça de moins.

Mardi quand même, je me dis que mercredi j’irai faire une prise de sang, mais ne tenant plus je fais un test de grossesse (mon premier).

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Avec le retard, j’espérai mais n’osais y croire. Après ce test, j’ai pas mal pleuré. De joie, parce que j’attendais ça, vraiment, de l’espoir, mais aussi, de peur. En me disant, est-ce que cette fois ça va être bon. Est-ce que je vais arriver jusqu’au bout de cette grossesse.

J’ai voulu confirmer (ou pas) le lendemain avec une prise de sang.

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J’ai pas pu m’empêcher de trouver le taux pas assez haut à mon goût, mais il est là. J’ai encore pleuré.

Ça me renvoi à mon ange. Je pense à lui, à ce qu’on a vécu, comme c’était dur. J’ai envie de dire, pitié, plus jamais. J’espère que tout se passera bien et que, cette fois on aura bébé dans les bras.

J’ai hésité à appeler ma sage femme. Mais je dois bien passer par là, ce n’est pas en fermant les yeux que je serai sereine. Je dois être suivie et on verra. J’appréhende les examens… J’ai rdv le 19/11 et elle me prescrira l’écho de datation. Déjà on verra si la grossesse évolue bien, si son petit cœur bât. J’ai hâte aussi 🙂

A suivre donc…

Pour ceux qui me connaisse en privé, merci de garder cette nouvelle pour vous 😉

 

 

 

 

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Ma mission

Il y a quelques temps, sur ma page Facebook, je t’avais fait part de mon effroi lorsqu’en retournant au jardin du souvenir où avait été dispersé les cendres de mon ange il n’y avait plus rien de ce que j’avais mis. Le règlement avait été appliqué. J’ai pu récupérer « les affaires » mais j’étais triste qu’il n’y ait plus rien.

Et puis, sur un groupe Facebook de deuil périnatal de Toulouse, je suivais leur démarche. Là bas, il y a un espace pour les petits anges et les mamanges voudraient avoir des stèles comme à Merignac (Bordeaux métropole) avec des plaques.

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Déjà qu’il y ait un espace pour les petits anges ça serait chouette, mais si en bonus y a des plaques encore plus. Mon ange ne serait pas dans cet espace, mais je pense à toutes les mamanges (et papanges) qui seront « rassurées » de savoir « où est leur ange ».

Me voilà donc en train de passer des coups de fils, pour savoir qui est responsable de quoi, à qui confier ce projet. Chose faite, j’ai contacté le crématorium de Montauban (pour avoir plus d’infos), celui de Mérignac (pour savoir comment ça se passait chez eux), des associations (pour avoir leur soutien : AGAPA, souvenange, chemin des étoiles), le service de l’état  civil (pour avoir des chiffres). J’ai même embarqué une mamange dans ce projet qui elle, de son côté, a contacté les différentes maternités, de l’hopital et des cliniques de Montauban pour avoir des chiffres également.

J’ai donc envoyé un mail avec mon courrier contenant le projet, des liens internet vers des articles sur des installations comparables et leur importance, des photos des stèles de Mérignac et les dimensions… et j’ai joint un croquis. Bon pardonnez-moi mon « art », je ne dessine pas bien mais ça donne une idée.

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J’ai imaginé cet espace faisant face à un banc, pour se recueillir. Une stèle avec les plaques de chaque petits anges (pour les paranges qui le souhaitent), un arbre (représentant l’arbre de vie) en fer forgé ou un vrai arbre et devant, une dalle pour pouvoir déposer un petit objet.

Dans mon projet, j’ai aussi parlé d’une demande d’embellissement du carré des anges au cimetière.

Voilà le projet est parti, j’ai eu l’accusé de réception du cabinet de l’adjoint au maire qui a en charge le cimetière… J’ai demandé à être reçue.

Ce projet me tient beaucoup à cœur. Je voudrai que nos anges aient une place, soient reconnus. Qu’on nous laisse une place aussi.

En parallèle, avec la mamange que j’ai embarqué, nous avons créé une page Facebook, spécifique au deuil périnatal sur notre ville (et département bien sûr), afin de se retrouver, et pourquoi pas, de se rencontrer.

J’espère être entendue et reçue.

A suivre….

 

 

 

 

 

 

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Après la DPA

J’ai beaucoup redouté cette date, et pour cause…
Pourtant, elle est uniquement symbolique, je le sais bien, TiChou était prévu pour un 25 septembre et est arrivé un 1er septembre. Mais, voilà, cette date symbolique, c’est celle à laquelle mon ange aurait dû être là.

Le soin énergétique que j’avais fait m’a beaucoup aidé. Dans le lâché prise, laisser mon ange partir mais j’avais encore du travail sur moi même.

Ca commence par l’arrivée du 9ème mois, rappelé gentiment par un mail de Philipps Avent (je ne me suis pas inscrite chez eux mais ils ont eu mes données sûrement). : « vous êtes dans votre neuvième mois… » Je le savais, mais le lire…

Et donc ce dernier mois, a été difficile, triste dans ma tête. Même mon corps, comme programmé s’en souviens. En vacances, je ne fais pas attention aux dates. Une journée, je pleurais facilement, « sans raison », le soir j’ai éclaté en sanglot, trop dur quoi. Le lendemain je regarde la date. On était le 26 août. 5 mois pile que j’avais accouché. J’avais pas fais attention que c’était ce jour là, mais mon corps lui oui…dingue quand même.

Puis le jour J, grosse pensée pour lui, avec tristesse.
Ce jour là, on a pas mal discuté avec M. Koala, le soir surtout, longtemps. Je pensais être la seule à souffrir autant. Mais en fait, lui aussi souffre. On en parle pas forcément souvent, je n’ose pas, je me renferme et lui, il veut être « fort ». Ben quelque part, ça m’a fait « plaisir », dans le sens où, non je n’étais pas seule. On est d’accord sur le fait qu’on doit avancer ensemble, avoir des projets et s’y mobiliser. Pas facile mais il le faut.
En tout cas, M. Koala a bien assuré, pour plein de choses. Je ne sais pas comment j’aurai fait sans son implication et soutien. C’est tellement important. Cet amour aide à se relever.

J’ai 2 difficultés. La première, j’ai pris du poids. Comme si j’avais continué ma grossesse (peut être), le joli bidou en moins (c’est pour dire). Je ne sais pas si les hormones y ont joué, mais en tout cas j’avoue que j’ai pas trop fait attention à ce que j’ai mangé :/ A tel point que je ne m’aime pas comme ça. J’aimerai perdre du poids, mais…ça me semble difficile. Faudrait déjà que je me bouge plus…
La deuxième c’est que je me suis beaucoup renfermée, dans ma bulle, que je m’isole…sur mon PC. Je passe énormément de temps sur Facebook et sur le net en général à chercher moult choses. Alors que souvent je pourrais utiliser mon temps autrement, mais j’ai du mal à décrocher. Bref…

Et dans ma tête? Bizarrement, passée cette date, je me sens différente dans mon deuil. J’ai toujours mal hein, mais quelque chose a changé. Je suis peut être plus « apaisée ». Peut être une étape de passée. La prochaine sera peut être l’anniverciel de mon ange.

Par contre, y en a un qui se fait attendre…c’est BB3. Peut être fallait-il que je termine la grossesse de mon ange? ou peut être que j’arrive à faire des bébés qu’en décembre et qu’il me faut encore patienter. C’est long…serrer un bébé (le mien) dans mes bras ça me ferait tellement envie… Je suis mitigée en étant blasée et plaine d’espoir en même temps.
Au boulot ! ^^

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Fini les couches pour TiChou !

TiChou va avoir 3 ans le 1er septembre et va faire sa première rentrée… déjà OMG que s’est passé vite. Et pour aller à l’école il ne faut plus de couches.

Vers 18-20 mois, pour que ça fasse parti de la maison, j’avais acheté 2 pots Ikea basique et 2 urinoirs (maison à étage). Les urinoirs ne servent pas finalement ou une fois ou 2 à la douche.

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Ce fût un jeu au début qui a passé. On lui proposait quand même avant le bain mais après sa période de « jeu » c’était niet. Moi qui m’était dit, vu son jeu, que je m’en occuperai l’été ben loupé il ne voulait plus. Bon pas grave il n’avait pas encore 2 ans. Mais je m’étais posé la question si du coup je ne l’avait pas assez écouté, si j’avais pas loupé le coche…bref tant pis. Il s’avère que beaucoup d’enfants peuvent s’y intéresser vers 2 ans par mimétisme. Certains s’y mettront et pour d’autres ça restera un jeu.

Et du coup, pendant 1 an, rien. Il n’était pas motivé, on ne le pressait pas, c’est pas grave hein.

Et puis, à l’approche de l’été, je me suis dit que je tenterai la culotte.
Pourquoi? Parce que je le sentais prêt mais un peu feignasse ^^
Y a plusieurs « écoles » pour « l’apprentissage de la propreté ». Certains vont mettre l’enfant sur le pot en « attendant que ça vienne », des fois ils repèrent le moment. Nos parents et avant faisaient comme ça. D’autres, te diront que c’est une acquisition, pas un apprentissage et qu’il faut attendre que l’enfant demande. Enfin, il y a ceux qui tentent l’apprentissage et l’accompagnement : la culotte et on propose.

Avec tout ça il faut surtout te faire ta propre idée et écouter ton enfant car TOI tu sais, tu ressens, tu le connais.

Pour moi, TiChou n’était absolument pas gêné de faire ses besoins dans sa couche (lavable ou jetable). Il me disait et repartait jouer. Pour moi il était tout à fait capable mais s’en foutait royalement (je te parle de mon ressentis).

J’ai donc annoncé à TiChou « bientôt les vacances mon chéri ! on essayera de ne plus mettre de couches hein ». Ravi d’être en vacances j’avais le sourire de TiChou.

J’ai la chance d’avoir les vacances scolaires et donc du temps pour que mon « projet » se fasse en continu (oui parce qu’à la crèche ils s’emmerdent pas avec faut dire ce qui est).
J’ai préféré tenter comme ça, plutôt que d’attendre si jamais il se décide, ou pas et d’avoir la pression à la rentrée. Je préférai qu’on fasse ça tranquillement tous les 2, sans pression.

Le premier jour il s’est fait dessus surtout et quelque fois pot. Deuxième jour un peu moins mais quand en sortie j’ai mis des culottes d’apprentissage lavables il a fait dedans. J’en ai donc pas remis, bilan : on s’en est pas servi ou très très peu.
Très concentré sur ses jeux ou autre il n’y pensait pas, sinon il demandait.
Troisième jour, j’ai plus aidé, plus proposé pour l’y faire penser 0 accident.
Les autres jours niquel, pas d’accident et de lui même il a demandé.

Du coup, j’ai acheté un réducteur de wc. Après avoir lu quelques avis, et visuels, mon choix s’est porté sur le Kiddyloo de Thermobaby. J’ai pu l’avoir en soldes sur cdiscount.

J’ai choisi le blanc, passe partout. On le reçoit démonté mais c’est pas compliqué. On l’installe, il se plie, très pratique.

Le plus conquis c’était TiChou. Au rdc, au revoir le pot, trop fier d’aller sur les wc et se servir seul en papier wc…

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Photo pas très nette mais tu devine TiChou ravi. Au début (et encore un peu maintenant mais il s’améliore) il fallait l’aider à baisser et remonter la culotte. Il y monte, s’installe et s’y plaît. Les poignets sont pratiques pour l’enfant. Le seul inconvénient c’est que quand on l’enlève pour nous, il faut penser à le remettre.

Le caca, il s’est un peu retenu au début mais avec un peu d’accompagnement et d’explications ça n’a pas duré. Ca s’est réglé avant que je reçoive les livres de circonstance commandés « Le grand voyage de monsieur caca » (qui parle de la formation du caca après manger et son expulsion) et « Le nouveau voyage de monsieur caca » (qui explique ce que devient le caca après la chasse d’eau). Il est très attentif à leur lecture et les aime bien. En même temps et même édition (400 coups) j’ai acheté « L’épopée de dame crotte de nez » mais pour d’autres raisons ^^

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Pour les siestes et la nuit, au départ j’ai laissé la couche. puis, plusieurs fois d’affilé elles ont été sèches. Les 2 premières nuit où il a géré, il m’a demande vers 4-5h du matin (aïe ça pique) puis, il y est allé seul au réveil (ouf). J’appréhendais un peu quand on était pas chez nous « tu es sûr TiChou pas de couche? ou tu en veux une? » et du coup on en mettait une mais en fait tout allait bien. Juste 1 accident durant une sieste sinon RAS.

Je déclare donc TiChou officiellement continent (oué « propre » c’est bof, il n’était pas « sale » avant ^^) 🙂

Fini les couches !

Mouarf il est où mon bébé….

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Ce qui était prévu…

J’aurai dû installer ton petit lit dans la chambre de ton grand frère (l’autre lit bébé étant toujours dans notre chambre), préparer ta venue.
Mon ventre aurait du être bien rond, la fin s’annonçant.
J’aurai écrit mon projet de naissance et eu les dernières consultations.
J’aurai déjà revendu toutes les affaires girly que j’ai acheté au cas où, fait du tri, ressorti les petites affaires (linge, petites couches lavables…).
Je serai en train de préparer ma valise pour la maternité et de t’attendre.

Mais non, tout ça n’arrivera pas.
J’ai des vacances, agréables, mais différentes.
Le ventre vide je regarde ceux des autres. Je grogne à l’intérieur quand j’en entends se plaindre, comme si elles n’avaient pas le droit. J’apprends les futures naissances et grossesses en situant où moi j’en aurai été. Je les envie.

Comme tu as été conçu le même mois que ton grand frère, j’ai plein de rapprochements.
Je l’ai amené au feu d’artifice du 14 juillet (au pécaque comme il dit ^^), lui dans mon dos en Tula toddler (qui sert jamais mais là je le voulais près de moi vu la foule). C’était pas son premier à TiChou et je me suis souvenue, qu’il y a 3 ans, j’avais TiChou dans mon bidou et je regardais le feu d’artifice à Aix-en-Provence. Et là, j’ai pensé à toi, toi aussi tu aurai dû être là, dans mon bidou, pendant ce moment. Tout me fait penser à toi ❤

J’arrive à tenir, j’avance tout en pensant à toi, mais des fois, les larmes reviennent, sans prévenir. Hier soir et ce jour c’est plus difficile. Je sais pas pourquoi. J’ai mal et je dis rien, je me cache, j’encaisse.

4 mois que tu es parti, que c’est douloureux. On approche de la DPA et c’est pas facile. J’aurai espéré qu’un petit bébé espoir arrive d’ici là, pensant que ça sera « moins dur » mais pour l’instant RAS 😦

TiChou grandit, fini les couches (je t’en parlerai dans un autre post), que je range, alors que je n’aurai pas dû. Ça m’a foutu un coup ça, mon grand garçon. Tellement fière de lui et en même temps mon mal de bébé qui ressort.

Mon espoir est grand, je me dis qu’on aura aussi notre petit bébé espoir. On racontera ton histoire. Car ma crainte, c’est que tu sois oublié, car peu de gens t’ont vu. Dur de faire comprendre que oui tu as existé et tu compte. Ta place est importante ❤
Ce petit bébé espoir, notre arc-en-ciel, ton petit frère ou ta petite sœur, qui viendra nous apporter son amour. On l’attend avec impatience. J’espère en bonne santé. J’ai confiance car tu veilles sur nous ❤

Il y a ce qu’on avait prévu, et il y a ce que la vie a prévu pour nous…
Et toi tu es loin mais tu es dans nos cœurs.

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L’espoir fait vivre

Dans mon précédent article je te faisais part de mon état de « moins bien ». Là on va dire que c’est un peu mieux.
Difficile d’expliquer ces changements, comment ils arrivent.
En tout cas, je me suis accrochée à un espoir, qui me pousse « au mieux » : une nouvelle grossesse.
J’en suis à mon C3 après mon retour de couche. Fin du C2 j’espérai beaucoup, et les reds sont arrivées comme prévu. J’ai été très déçue. J’avais peur de retourner dans un « creux ». Mais en réalité, non, j’ai espoir, j’ai envie d’y croire, que ça va marcher.
Par contre, il est certain que j’ai toujours peur, je sais que j’aurai une grossesse stressante, mais j’ai envie de croire que, la prochaine fois, bébé sera en bonne santé. Je m’y accroche fermement.

Bien sûr je pense toujours à mon ange, rien ni personne ne le remplacera jamais. Mais j’ai envie de lui donner un petit frère ou une petite sœur, de serrer un bébé dans les bras.

Cependant, il faut que je fasse un gros travail sur moi même, et pas des plus simple, le laisser partir… Oui, il n’est plus là, mais quelque part, je m’y accroche…
Non je ne vois pas de psy (j’ai déjà fait une séance après l’accouchement et je ne m’y suis pas retrouvée), c’est pas de ça dont j’ai besoin. J’ai plus besoin de spiritualité mais c’est difficile à concevoir.

Samedi dernier, je suis allée à un soin énergétique qu’une amie très chère m’a offert. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En tout cas elle l’a connait donc j’avais confiance. Elle a un diplôme de reiki, et fait bien d’autres choses. On a discuté, je lui ai raconté et elle m’a raconté aussi son parcours. Elle m’explique qu’il faut « casser » le lien émotionnel qui me lie à mon ange et « nettoyer » mon utérus (c’est très imager hein, j’essaye de raconter au mieux). Puis, la séance. Je suis très cérébrale, je réfléchis à plein de choses tout le temps et j’avais du mal à me laisser aller. J’ai fermé les yeux pour m’y aider et éviter de la regarder faire, parcourir mon corps avec ses mains placées au-dessus de moi. J’ai ressenti des choses un peu au cœur, mais surtout, dans mon utérus. Une fois terminé elle m’a expliqué ce qu’elle avait fait et où (j’ai donc relié ça à mes sensations). Elle m’a dit que j’étais quelqu’un de très mental (oui lol) et me dit qu’elle avait ressenti que je gardais mon ange contre moi. Oui, je lui dis que j’ai souvent cette image que je tiens mon bébé contre moi. Voilà… Elle a demandé à ce qu’on s’occupe de lui.
C’est pas évident de comprendre tout ça, faut y croire. Mais ça se rejoint de quand on parle du lâcher prise. Quand on retient quelqu’un il ne peut pas partir…

C’est très dur en tant que maman de faire ce travail sur soi. Même si je n’ai pas connu ce bébé, j’étais connectée à lui, je le désirai et il me manque d’où ma souffrance.
j’espère y arriver…

Mon état est quand même très variable. C’est surtout parce que j’ai quelquefois de la nostalgie, un état mélancolique. C’est en arrière plan car je bosse (bientôt en vacances), je profite de mon homme, je m’occupe beaucoup de TiChou, mais je n’effacerai jamais ce qui nous est arrivé. Et quelque part, je n’en ai pas envie, parce que je veux aussi me souvenir, je ne veux pas l’oublier, honorer sa mémoire. Jauger tout ça est compliqué. C’est encore récent et donc normal je pense.

Lors d’une mise au point avec M. Koala (grâce/à cause de la BM LOL), on a beaucoup discuté lors d’un trajet en voiture et il m’a expliqué son ressenti. Nous dès de début on est très investi sur la grossesse, les hommes c’est pas encore concret, il leur faut le temps (et quand on perd un bébé trop tôt, je pense que c’est d’autant plus compliqué pour eux). Nous sommes connectée à bébé, nous sommes dans une « bulle » avec lui. Eux sont à côté. J’ai compris qu’il avait fait beaucoup de choses « pour moi » comme la déclaration (pas qu’il n’en avait pas envie mais il n’y aurait pas pensé), déposer la pierre au jardin du souvenir, l’ange posé dans notre salon (un crève-cœur apparemment pour lui, mais qu’il laisse pour moi, parce que j’y tiens, que ça me fait « plaisir »)… L’un et l’autre nous faisons des concessions. Je lui laisse vivre son deuil comme il le sent, sans reproche que ce n’est pas « assez » pour moi (mais de tout façon je ne juge pas), et lui me laisse vivre le mien, m’accompagne. Finalement, même si on en parle pas (à fond) souvent, quelque part, cela nous a « uni », un lien fort est là.

Je vais te raconter quelque chose qui m’a bouleversé… Dans la crèche de TiChou (dans sa section), il y a un petit garçon atteint de T21. L’an dernier il était déjà avec lui. Je l’avais déjà vu plusieurs fois. Je trouve ça bien qu’il soit intégré. Je ne sais pas quel âge il a exactement. C’est un enfant qui vient occasionnellement (la maman ne travaille pas je pense). Le vendredi je vais chercher TiChou pour 14h30. Il sortait de la sieste, je patientais. Ce petit garçon était là. La nounou ayant rejoint la salle de change (ouverte), il était seul dans la pièce qui jouxte l’entrée où j’étais. Je l’ai observé. Il avait de petites mains, une bouille sympa, une langue qui sortait (tout le temps). Il ne parle pas mais a des expressions. J’ai continué à le regarder et je sentais les larmes monter… Je pensais à mon ange… Pour ne pas pleurer totalement là bas, je me suis ensuite concentrée sur l’écran de TV où l’on peut voir les photos des enfants prises pendant des activités/sorties…
La vie nous confronte à nos réalités…

J’aimerai dire à mon ange que je l’aime, qu’il peut partir sans crainte. Je vais y arriver.
J’espère qu’il est bien, qu’il ne nous en veut pas, qu’il comprend, qu’il veillera sur notre famille.
On ne l’oubliera pas… ❤